Le Programmeur et le Monde

Et il arriva que le programmeur, ayant accompli des oeuvres dignes et ingénieuses, se retrouva face au vaste monde. Et le monde, voyant ses créations, s’approcha, non sans attentes ni jugements.

Les utilisateurs vinrent à lui, certains avec louange, d'autres avec critique. Et ils dirent : "Fais que cela soit plus rapide ! Fais que cela soit plus simple ! Fais que cela réponde à nos besoins !" Et le programmeur, bien qu’ébranlé par ces voix multiples, comprit que la véritable épreuve n’était pas de coder pour lui-même, mais de servir autrui avec sagesse.

Alors il fut dit : "Écoute avec attention les besoins de ton prochain, mais ne cède point à la hâte aveugle ou aux flatteries. Car un code bâti sur des fondations instables s’écroulera, et grande sera sa ruine."

Et d’autres programmeurs s’approchèrent, certains en amis, d'autres en rivaux. Et le programmeur apprit que la collaboration est une force qui multiplie les talents, mais aussi que l’orgueil divise et détruit. Il dit en son coeur : "Je marcherai dans l’humilité, partageant ma sagesse et apprenant de celle des autres."

Mais il fut aussi confronté aux conséquences de ses créations. Car il vit que ce qui était bâti pour le bien pouvait être détourné pour le mal. Et il dit : "Je suis gardien de mon oeuvre, et je porterai le poids de mes intentions." Il se mit à coder non seulement avec habileté, mais avec une conscience aiguisée.

Ainsi, le programmeur se tint entre le monde et la machine, à la croisée des attentes, des collaborations et des responsabilités. Et il comprit que son rôle était non seulement de créer, mais d’être un pont entre l’idéal et le réel.

Et le programmeur servit, et il s’adapta, et il vit que cela était bon.

CHAPITRE 6