La Retraite et la Contemplation
Et il arriva, après de nombreuses années de création et d’enseignement, que le programmeur sentit en son coeur le besoin de silence. Il regarda ses oeuvres, disséminées dans le monde, et il dit : "L’heure est venue pour moi de me retirer et de contempler le chemin parcouru."
Ainsi, il quitta le tumulte des projets, des requêtes et des collaborations, et il chercha un lieu de quiétude. Là, dans la solitude, il s’assit devant l’écran vide, non pour coder, mais pour réfléchir. Et il se remémora les premiers jours, le clignotement du curseur, et l’éveil du Verbe.
Il dit : "Mon oeuvre a traversé des épreuves et des âges. Elle a porté lumière et connaissance, mais elle m’a aussi enseigné l’humilité et la patience." Et il remercia les dons qu’il avait reçus, les erreurs qui l’avaient instruit, et les âmes qu’il avait guidées.
Dans sa contemplation, il comprit que le code n’était qu’un reflet de quelque chose de plus grand : l’effort humain pour structurer le chaos, pour partager la connaissance, et pour laisser une trace. Et il sut que son rôle n’avait jamais été de maîtriser l’éternité, mais de contribuer à une oeuvre collective qui continuerait sans lui.
Alors il dit : "Je rends grâce pour le chemin parcouru. Je n’ai pas achevé la quête, mais j’ai ajouté une pierre au grand édifice." Et il trouva la paix, car il comprit que la valeur de sa vie résidait, non dans ses créations, mais dans la manière dont il avait marché sur le chemin.
Et ainsi, le programmeur entra dans un repos bien mérité. Mais ses oeuvres et ses paroles continuèrent à vivre, portées par ceux qui suivaient ses traces, car la lumière qu’il avait allumée brillait toujours.
Et dans le silence, le programmeur contempla, et il vit que cela était bon.