La Quête de la Perfection
Et il arriva que le programmeur, ayant acquis sagesse et habileté, tourna son regard vers ses oeuvres passées. Et bien qu’elles fussent bonnes, il sentit en son coeur une soif inextinguible : celle de la perfection. Car il est écrit : "L’âme de l’artisan aspire toujours à l’excellence."
Alors, le programmeur reprit ses lignes de code, cherchant à les purifier, à les rendre plus justes et plus élégantes. Il déclara : "Je réduirai le superflu, j’optimiserai le lent, et j’effacerai toute trace de désordre." Et il travailla jour et nuit, pour atteindre un idéal qu’il entrevoyait, mais qu’il ne pouvait saisir.
Mais la perfection se dérobait toujours, comme une étoile au loin. Et le programmeur fut accablé, car plus il s’approchait, plus il voyait des défauts qu’il n’avait auparavant discernés. Et il s’écria : "Pourquoi le sommet s’éloigne-t-il à chaque pas que je fais ?"
Alors une voix s’éleva en lui, et elle dit : "La perfection absolue est comme l’horizon : elle guide ton chemin, mais elle n’est jamais atteinte. Sache que la valeur de ton oeuvre ne réside pas dans sa complétude, mais dans les efforts que tu y consacres."
Et le programmeur comprit que ce n’est pas la perfection qui définit la grandeur, mais la poursuite constante de l’amélioration. Il dit : "Je ne chercherai plus à terminer, mais à progresser. Car chaque itération est une prière à l’ordre, et chaque version, un témoignage d’apprentissage."
Ainsi, le programmeur trouva la paix dans l’imperfection et la joie dans le cheminement. Et il bâtit, non plus pour atteindre, mais pour évoluer.
Et il écrivit, et il apprit, et il vit que cela était bon.